17 mars 2022

Li Qingzhao / 李清照 (1084 – vers 1155) : Tristesse de la séparation

Illustration par Yu Yige   Tristesse de la séparation   Dans l’encensoir doré, la cendre est déjà refroidie La couverture de soie rouge ondule tout au long de la nuit Je me lève sans avoir le courage de me peigner Laissant ma coiffeuse se couvrir de poussière Et les rideaux fermés, inondés du soleil déjà haut De peur de raviver ma douleur Je retiens ma tristesse Je ne trouve personne pour partager ma souffrance Je maigris de chagrin, l’ivresse n’y est pour rien La mélancolie d’automne encore moins   Tout... [Lire la suite]
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17 février 2022

Zu Shuzhen / 朱淑真 (1135 – 1180) : La pure clarté

  La pure clarté Air : « Lavant les sables du ruisseau »   Dans les ruelles au printemps les tendres pêchers crachent leur éclat vermeil. Premier essai des habits de saison, légers et de soie fine. Dans la douce brise et la brume tiède les hirondelles forment leur nid   Dans les courettes demeurent déroulés et délaissés les stores de bambou marbré, Dans ma chambre, séquestrée derrière la porte rouge fermée d’une longue barre. Atmosphère agaçante, voilà encore la fête de la Pure Clarté ! ... [Lire la suite]
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21 janvier 2022

Princesse Si-kiun (2ème siècle avant J.C.) : Chanson d’un triste automne

Portrait de Princesse Chinoise par Nguyen van Minh, 1994   Chanson d’un triste automne   Ma famille m'a mariée     A l'autre bout du monde A l'étranger m'a confiée,     Au lointain roi barbare.   La tente ronde est mon palais,     Les murs y sont de feutre. La viande crue est mon seul mets,     Ma boisson le koumys.   Sans fin je rêve à ma patrie,     Mon coeur en est meurtri. Que ne suis-je le cygne jaune ... [Lire la suite]
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17 mars 2021

Li Qingzhao / 李清照 (1084 – vers 1155) : Amour et mélancolie

Amour et mélancolie (Chant sur la Brindille de Mume)   Le lotus rouge se fane La nappe verte de bambou annonce l’automne Je défais doucement ma robe de soie et seule, saute dans la barque mouvante Qui m’envoie un message à travers les nuages ? Les oies sauvages sont déjà de retour Mon pavillon d’ouest gémit au clair de lune   Rien n’arrête les pétales qui s’en vont au gré de l’eau Si loin de l’autre, un même amour nous tourmente Rien ne peut apaiser cette douleur qui se lisait déjà sur mon visage Et... [Lire la suite]
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15 février 2021

Zu Shuzhen / 朱淑真 (1135 – 1180) : Promenade au lac un jour d’été

    Promenade au lac un jour d’été   Air : « Joie pure et sereine »   Brumes irritantes, rosée lancinante Qui nous retiennent un instant. Main dans la main sur la route le long du lac aux Nénuphars, Une ondée de fleurs jaunes et fines d’abricotier.   Simple et sotte, sans peur d’être devinée. Tout habillée je m’endors sur sa poitrine. Plus encore, quand je lâche sa main et m’en retourne Chez moi, trop indolente pour m’approcher de ma coiffeuse.   Traduit du chinois par... [Lire la suite]
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15 février 2020

Zu Shuzhen / 朱淑真 (1135 – 1180) : Plainte vernale

    Plainte vernale Air : « Les Magnolias. Version abrégée »   Je marche seule, je m’assois seule, Je chante seule et seule reprends en chœur, seule encore je m’allonge. Un long moment debout, l’esprit ennuyé, Rien à faire contre le froid léger qui effleure...   Un tel émoi, qui le verra ? Mes larmes lavent le fard qui déjà s’efface à demi, Tristesse et maladies se succèdent, J’ai coupé toutes les mèches des lampes, mon rêve n’est pas venu.   Traduit du chinois par... [Lire la suite]
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16 février 2019

Zu Shuzhen / 朱淑真 (1135 – 1180) : En regardant voler les couples d’hirondelles

  En regardant voler les couples d’hirondelles   Un rayon oblique envahit ma chambre solitaire, Déjà le crépuscule assombrit à demi ma porte, Les hirondelles feignent d’ignorer ma si grande tristesse Sous l’auvent de ma demeure, deux par deux, elles tourbillonnent en liberté.   Traduit du chinois par Shi Bo in, «A celui qui voyageait loin. Poèmes d’amour de femmes chinoises, (VIIème – XVIème siècle) » Editions Alternatives, 2000 Voir aussi : Sur l’air « Sheng tsa tse »... [Lire la suite]
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19 février 2018

Zu Shuzhen / 朱淑真 (1135 – 1180) : Touchée par les paroles d’un fermier pendant les chaleurs sèches

  Touchée par les paroles d’un fermier pendant les chaleurs sèches Kure wen tianfu yu you gan   Roue du soleil, feu charrié qui brûlent le ciel infini, Jours caniculaires du sixième mois, Les nuages secs en dix mille paliers rougeoient sans pleuvoir, La terre se fend, les fleuves tarissent, poussière soulevée par le vent. Les paysans craignent la mort des grains dans les champs, Pédalent dans les norias, secourant les champs sans répit. En ces longues journées, affamés, assoiffés, gorges en feu, Sueur de sang,... [Lire la suite]
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24 janvier 2018

Shū Ting / 舒婷 (1952 -) : La perle, cette larme de mer

  La perle, cette larme de la mer   Dans ma paume tremblante est posée une perle, telle une larme jaune pâle gouttant de la mer…   quand les flots s’éloignent pleins de ressentiments, sanglotent devant la blanche poitrine de la terre, elle est larme brûlante dans les yeux du héros, elle a sa loyauté, la lumière envieuse                    ne saurait la changer en goutte d’eau pure ; quand l’ovation des vagues... [Lire la suite]
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08 mai 2017

Ma Kiang Lan (XVIème siècle) : l’orchidée que j’ai peinte

  L’orchidée que j’ai peinte     (1)  D'où vient ce vent tout chargé de parfum ? Pour l'accueillir, devant mon rideau, je brave le       froid du printemps. Je suis trop pauvre pour m'acheter des orchidées, Aussi j'en peins une sur une feuille de papier.    (2) D'une vraie fleur solitaire sur sa tige Nul n'a pitié. Mais celle que j'ai peinte, Ne craint ni le vent froid ni la pluie oblique.    Traduit du chinois par Patricia Guillermaz In,... [Lire la suite]
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