17 février 2022

Zu Shuzhen / 朱淑真 (1135 – 1180) : La pure clarté

  La pure clarté Air : « Lavant les sables du ruisseau »   Dans les ruelles au printemps les tendres pêchers crachent leur éclat vermeil. Premier essai des habits de saison, légers et de soie fine. Dans la douce brise et la brume tiède les hirondelles forment leur nid   Dans les courettes demeurent déroulés et délaissés les stores de bambou marbré, Dans ma chambre, séquestrée derrière la porte rouge fermée d’une longue barre. Atmosphère agaçante, voilà encore la fête de la Pure Clarté ! ... [Lire la suite]
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12 février 2022

Danielle Collobert (1940 – 1978) : « déraper dans les souvenirs... »

  déraper dans des souvenirs de pluie le long des docks sur les quais – sur la ville - ou sur les terres rases – les dunes – en bordure de mer – des mots bien consistants – là – chargés d’images – lourds comme des bateaux pleins – des mots- clefs – pour ouvrir des paysages – des départs -  et d’autres souvenirs – avec des mots pour les visages – les mains – un corps -  vieilli souvent -  le prochain – bientôt – leurs corps – leurs regards – des mots ouvrants    Dire : I-II  Seghers /... [Lire la suite]
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06 février 2022

Emily Jane Brontë (1818 - 1848) : Brouillard léger sur la colline / Mild the mist upon the hill

Auteur anglais d'après un dessin de sa soeur Charlotte   Brouillard léger sur la colline   Brouillard léger sur la colline Et qui ne parle pas d’orages pour demain : Le jour a pleuré tout son saoul, Épuisé sa réserve de muet chagrin.   Oh! je suis revenue aux jours de ma jeunesse, Me voici enfant à nouveau, Et de sous le toit paternel où je m’abrite, De la porte du vieux château,   Je regarde le soir lourd de nuées descendre Après une journée de pluie : Des brumes bleues d’été, de tendres brumes... [Lire la suite]
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03 février 2022

Louise Labé (1526- 1666) : « Depuis qu’Amour cruel... »

  Depuis qu’Amour cruel empoisonna Premièrement de son feu ma poitrine Toujours brûlai de sa fureur divine, Qui un seul jour mon coeur n’abandonna.   Quelque travail, dont assez me donna, Quelque menace et prochaine ruine, Quelque penser de mort qui tout termine, De rien mon coeur ardent ne s’étonna.   Tant plus qu’Amour nous vient fort assaillir, Plus il nous fait nos forces recueillir, Et toujours frais en ses combats fait être ;   Mais ce n’est pas qu’en rien nous favorise, Cil qui des Dieux et... [Lire la suite]
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