2017_10377238_0[1]Alphonse Osbert (1857 - 1939) : Sapho ou La poésie lyrique. Huile sur panneau

 

... Rien n’est plus beau, dit l’un, qu’une imposante armée ;

L’autre : rien n’est plus beau qu’une escadre en plein vent.

Rien n’est plus beau pour moi que le coeur de l’aimée

Chacune fait son choix et risque en le suivant

Des enfants des parents, un nom, des biens quittés ;

Hélène pour Pâris fit brûler des cités.

Le doux bruit de tes pas, ton beau visage tendre,

J’aimerai mieux le voir, j’aimerai mieux l’entendre

Que le char du Grand Roi et sa garde d’honneur.

Hélas ! Nul être humain n’a longtemps son bonheur,

Mais cet étroit lien que l’Amour a lié,

Mieux vaut le regretter que l’avoir oublié...

 

 

Traduit du grec par Marguerite Yourcenar,

In, « La couronne et la lyre,

Anthologie de la poésie grecque ancienne »

Editions Gallimard, 1979

Voir aussi :

 « Je t’ai possédée, ô fille de Kuprôs ! » (22/02/2017)

Aphrodite / εἰς Ἀφροδίτην (30/03/2017)

A une aimée (10/05/2017)

Nocturnes (14/05/201919)

 « Et je ne reverrai jamais... » (13/05/20)