AVT_Li-Qingzhao_6525[1]

Amour et mélancolie

(Chant sur la Brindille de Mume)

 

Le lotus rouge se fane

La nappe verte de bambou annonce l’automne

Je défais doucement ma robe de soie

et seule, saute dans la barque mouvante

Qui m’envoie un message à travers les nuages ?

Les oies sauvages sont déjà de retour

Mon pavillon d’ouest gémit au clair de lune

 

Rien n’arrête les pétales qui s’en vont au gré de l’eau

Si loin de l’autre, un même amour nous tourmente

Rien ne peut apaiser cette douleur qui se lisait déjà sur mon visage

Et commence maintenant à envahir mon cœur.

 

Traduit du chinois par Shi Bo

in, «A celui qui voyageait loin. Poèmes d’amour de femmes chinoises,

(VIIème – XVIème siècle) »

Editions Alternatives, 2000