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Démarche

 

Nul n’a vécu le fond d’une rose

l’espace d’un océan

Ou le lieu de son corps

Nul n’entrevoit l’écart entre le nœud et l’écorce

Ne démêle l’écheveau de l’ombre et de la fleur

 

Les nuits martèlent nos clairières

Le jour abreuve nos ravins

 

Nul chemin n’est plus heurté que le nôtre

Mais nul plus souverain

 

In, « De tout les lieux du Français »

Fondation d’Hauvilliers pour le dialogue des cultures, 1975

Voir aussi :

Le cœur naviguant (26/01/2017)  

L’escapade des saisons (06/03/2017)

Je t’aime, hostile oiseau (13/04/2017)

Par-delà les mots… (12/10/2017)

Voix multiples (13/10/2018)

Regarder l’enfance (12/10/2019)