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Je veux un champ d’étoiles pour

Nuit des jours où rien ne passe

 

Je veux la soie des songes

La toile où tous les vents claquent de fraîcheur

 

Chaque bruit

Moindre battement qui creuse la tempe

Au coin du corps le cœur comme un tocsin clair

La cible criblée de plaisir

 

Cris je veux pleins dans mon ciel

Et dégorgements vifs et râles et plaisirs

Plus jamais les dentelles aigres des semaines à languir

 

Destin qui roule

Il faudrait se hisser là-haut à bout de bras

A force de rêve

 

Efforts efforts à bout de souffle tout vient pour finir

          Là haut couleurs

          Lumière lumière

          Bleu jaune ocre

          Eclat perle dynamite

          Eclat cuivre

          Des sons éboulent

          un monde

 

Les mots les mots droites images brûlent

Gigantesques et barbares et fleuris

Verre cristal musique

Esprits magnifiques

Submergent l’eau forte et fatiguée des litanies

 

Déboulent cloches tintamarres dans la chambre des astres

Tonnent étonnantes de neuves planètes

Avec pour écharpe l’éternité

 

Aux chimères boire toute la coupe si bleue

de nuit après des jours

 

 

Les eaux noires

Editions Folle Avoine, 35137 Bédée, 2008

Voir aussi :

 « Front collé à la vitre … » (30/07/2017)

« Il y a la guerre ... » (29/07/2018)

Souviens-moi (30/07/2019)