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Le soleil griffait les tuiles...

 

 

Le soleil

Griffait les tuiles

 

Nous dormions

Entre deux cils de lumière

 

Et tes mots

Avaient la douceur des mains

 

Ton rêve est le mien

N’étaient qu’un seul fruit

Sur nos lèvres

 

L’après-midi

S’ouvrait jusqu’à la mer

 

Trop tard déjà

Pour arrêter le temps

 

Quand j’ouvris les yeux

Je la vis

 

Une voile passa

Pour te dérober

Mon regard.

 

In, « Il fait un temps de poèmes »

Textes rassemblés et présentés par Yvon Le Men

Filigranes Editions, 22140 Trézélan, 1996

Voir aussi :

« Ce soir / la nuit est bleue… » (18/01/2017)

« J’ai vu des paysages… » (22/02/2017)

 « Ce printemps trop grand pour moi… » (03/04/2017)

Ilarie Voronca ... (24/07/2017)