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les cendres sonores de nos cris

partagés     mais la fragile pesanteur

de l’amour                    et la grâces de nos désirs

peuplées de bras de bouches de        chevelures

inconcevables      et somptueuses

 

être chaine et trame de la

natte promise où         assis debout bruisse

le monde     et la joie reconquise

des simples           des pauvres     des affligés

des affamés                    nommer la soif et l’eau la peine

et la miséricorde               le doux

et la douleur de ce qui est en nous

guette                l’infinie présence   

de la source

 

et mains vides s’avancer vers la montagne où l’Enfant

     au semblable

s’abandonne.   

 

Ton ventre est l’océan

Editions Bruno Doucey, 2011