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Ce printemps trop grand pour moi

Me fait peur dit le vivant

 

Il m’emporte à plein poumons

Avec ses arbres son ciel

Ses débordements de source

 

Laissez-moi dormir encore

Un instant un seul instant

 

Pour que je compte mes bras

Mes yeux mes jambes

Et le nombre de mes doigts

 

Avant de saisir le jour

Et d’y fonder ma demeure

 

Le livre perdu,

Editions Rougerie, 1997

Voir aussi :

« Ce soir / la nuit est bleue… » (18/01/2017)

 « J’ai vu des paysages… » (27/02/2017)

Ilarie Voronca… (24/07/2017)

Le soleil griffait les tuiles... (09/10/2018)